Kenya

Au Kenya, l’agriculture joue un rôle capital pour l’ensemble de la croissance économique et le développement, l’élimination de la pauvreté et la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ce qui continue à constituer un défi majeur. Près de la moitié des 43 millions d’habitants du Kenya vit en-dessous du seuil de pauvreté et, bien que la prévalence de la sous-alimentation ait diminué au cours des 20 dernières années, celle-ci était toujours estimée atteindre la proportion non négligeable de 30 % en 2011. En outre, l’agriculture de nos jours subvient non seulement aux besoins alimentaires d’une population grandissante tout en constituant la source de revenu principale de la population pauvre, mais doit également contribuer à la gestion durable et à la conservation de ressources naturelles vitales comme l’eau et la terre. C’est la raison pour laquelle le secteur agricole a été identifié dans divers documents politiques gouvernementaux, au sein du programme national de développement, comme étant l’acteur principal. Cependant, l’élaboration et l’application de politiques adéquates constituent un défi majeur en raison de la complexité et des interconnexions de ces questions.

C’est dans ce contexte que le projet “Changement de Cap Global dans l’Agriculture” a développé un outil de planification intégré et dynamique appelé le modèle T21 Kenya destiné à tester et analyser différentes options en matière de politiques et à explorer systématiquement leurs conséquences sur le développement social, économique et environnemental afin de formuler des politiques à long terme, efficaces et exhaustives. L’objectif ultime du projet est de renforcer la capacité des autorités et autres participants à développer des politiques appropriées dans le long terme afin de parvenir à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à la croissance économique, au bien-être rural et à la stabilité environnementale. Jusqu’à présent, voici ce qui été réalisé:

Expansion substantielle du modèle concernant des questions relatives à l’agriculture, à la pauvreté en milieu rural et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle: ce processus a été guidé et alimenté par la contribution de représentants de groupes de parties prenantes concernées tels que des ministères/départements gouvernementaux, des institutions de recherche, des partenaires de développement, le secteur privé, des ONG et des fermiers qui se sont réunis au cours de deux ateliers multipartites tenus en février et juillet 2013.

  1. Elaboration d’une première analyse de politiques: l’utilisation des différents scénarios du modèle T21 Kenya a fait l’objet d’une analyse. Les résultats en furent présentés et discutés en septembre 2014 dans le contexte d’ateliers réunissant des parties prenantes de haut niveau à Nairobi et le rapport technique contenant les conclusions relatives au modèle a été publié et est maintenant en mesure d’être distribué.
  2. Elaboration de l’Interface Utilisateur: l’Interface Utilisateur du modèle permet également aux personnes non spécialisées de simuler des scénarios de politiques ainsi que d’en analyser l’impact. Les participants à l’atelier multipartite de septembre ont été familiarisés avec l’utilisation de cette dernière.
  3. Renforcement des compétences: le projet comprenait la formation d’experts nationaux afin de donner à ceux-ci la capacité d’utiliser, d’adapter et de poursuivre l’élaboration du modèle ainsi que de répondre à d’éventuelles questions de la part du gouvernement et d’autres parties prenantes.
  4. Institutionnalisation: il est prévu de créer une unité permanente de soutien des activités de simulation ainsi que d’établir un Groupe Technique Consultatif visant à mettre en place un groupe pluripartite soutenant le processus de planification ainsi que la mise en œuvre du projet CCAK au sein du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.

Perspectives
L’objectif ultime du projet est de soutenir la définition de politiques nationales efficaces et exhaustives ainsi que de stratégies agricoles dans le but de parvenir à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à la croissance économique et à la stabilité environnementale. Afin d’assurer l’usage continu et régulier du modèle dans l’orientation de politiques, les étapes suivantes sont nécessaires :

  1. Sensibilisation aux résultats des scenarios / conclusions du modèle
  2. Révision et réalignement des politiques en fonction des conclusions du modèle
  3. Mise en place d’une unité permanente de support des activités de simulation et d’un Groupe Technique Consultatif au sein du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche facilitant l’usage continu du modèle ainsi que l’élaboration de scénarios
  4. Continuité au niveau du Renforcement des Compétences pour les experts nationaux dans le domaine de l’utilisation du modèle